On trouve florilège de conseils d’écrivains. Aujourd’hui, j’ai choisi ceux de J.K. Rowling.

Pourquoi les siens ? Pourquoi elle ? A leur lecture, rien de révolutionnaire ou d’innovant. Ce qui fait LA différence : une simplicité et une empathie qui transparaissent nettement. Et ça, lorsque l’on doute, lorsqu’on se compare à ses auteurs préférés, ça fait du bien. Et il faut savoir se faire du bien dans ces moments d’incertitude.

Voici donc quelques conseils de J.K. Rowling :

1 / Routine quotidienne

Établir une routine d’écriture quotidienne et ne jamais y déroger. Qu’il s’agisse de 15 ou 30 minutes, d’1 heure ou plus, réservez-vous ce moment et, surtout, sachez le faire comprendre à votre entourage.

N.D.L.R. : Comme pour toute nouvelle habitude, il faut, en quelque sorte se “reconditionner”, dans un premier temps, visez 30 min. de routine quotidienne. Après plusieurs semaines, vous saurez, si besoin, comment ajuster la durée de votre routine.

2 / Travailler

“You’ve got to work. It’s about structure. It’s about discipline.”
Alors oui, et comme pour toute discipline, vous devez tra-vai-ller. C’est la base et, donc, une question de discipline.

L’écriture est un travail, aussi sachez faire respecter vos moments d’écriture. Et ce, quel que soit votre état d’esprit, ou la montagne de corvée qui vous attend, car il faut s’entrainer, donc pratiquer, donc écrire. Ces moments d’écriture sont même plus importants que les moments d’écriture spontanée/facile.

N.D.L.R. : Je sens que vous ajustez déjà le moment de votre routine.

3 / Être ou ne pas être écrivain ? 

(Peut-être qu’une petite voix intérieure vous dit non mais je sais qu’au fond de vous un petit oui vous pousse à y croire).
Un coureur court. Un peintre peint. Un cuisinier cuisine. Vous écrivez ? Donc… Vous êtes un écrivain !Acceptez-le, croyez-le de toutes vos forces… et vous serez étonné de l’énergie que cette croyance vous apportera !

N.D.L.R. : Si elle le dit, je veux bien essayer d’y croire, de toutes mes forces !

 4 /  Matières premières

Ecrivez ce que vous savez : vos propres intérêts, sentiments, croyances, amis, famille et même vos animaux de compagnie seront vos matières premières lorsque vous commencerez à écrire.

On peut expérimenter et écrire sur des extraterrestres. Mais il ne faut pas oublier que que toutes les bonnes histoires ont une dimension universelle.

La pratique de l’écriture et la discipline aident simplement à la mettre sur papier.

/ Lire

Pour devenir écrivain il faut aussi lire, lire. Lire autant que possible. Les bénéfices ? Davantage de vocabulaire, une meilleure appréhension de la métaphore, de la poésie, de la beauté, de la passion et de l’empathie etc.
Plus on lit, mieux on écrit.

N.D.L.R. : vous pensez au risque de copiage, à la peur d’être influencé par un autre style ? Peur justifiée mais… non fondée; par la pratique quotidienne, on sent et on sait faire la différence avec “sa” voix.

/ Persévérer

C’est un élément absolument essentielle, pas seulement pour produire tous ces mots, mais pour survivre au rejet et à la critique.

Que son travail soit bon, génial, fantastique, il risque pourtant d’être rejeté de nombreuses fois. Ou bien on le critiquera sévèrement (amis, proches, les goûts sont subjectifs ne l’oublions pas). Il faut s’y préparer et ne pas baisser les bras.  “Vous NE devez PAS arrêter d’écrire à cause des rejets ou des critiques.”

Il faut donc per-sé-vé-rer : reprendre sa plume et continuer d’écrire !

N.D.L.R.: “Harry Potter a été refusé encore et encore et encore parce que parfois, c’est juste comme ça que ça se passe.”

/ Aimer ce qu’on écrit

Avant d’être capable d’écrire pour autrui, à la place d’autrui, on commence par écrire pour soi… Mieux aimer ce qu’on écrit !

L’écriture est une entreprise courageuse et audacieuse, et la découverte qui change la vie fait partie du voyage. Ne laissez jamais quelqu’un vous dire que c’est facile.

N.D.L.R. : Note pour plus tard, ne pas oublier que c’est un travail, j’écris donc je bosse 🙂

/ Devenir plus fort

L’échec est inévitable, faites-en une force. Cette force viendra à force de travail, d’auto-critique (lucide), en se résignant à écrire beaucoup avant d’écrire quelque chose qu’on aimera vraiment.

C’est comme apprendre un instrument : être prêt à faire de mauvaises notes de temps en temps, avant de jouer une partition correctement; acceptez que l’apprentissage prenne du temps, que parfois son écriture déçoive sans jamais jeter l’éponge. Progrès et amélioration sont au bout du chemin. Persévérer, reprendre courage et continuer d’écrire !

“Chers amis écrivains, vous pouvez le faire. Nous sommes tous sur le même chemin, et nous pouvons tous nous encourager. N’abandonnez pas.
Il est temps d’écrire !”

 

J’ai résumé, allégé. N’hésitez pas lire ses 8 conseils en entier : dans la langue de Molière, dans la langue de Shakespeare