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Carsson la tenait enfin entre ses doigts. Un objet si simple, si petit. Il avait attendu, espéré, quémandé pour l’obtenir ou la tenir dans ses main. Son père qui riait en le regardant, hautain et glacial, tandis que sa grosse patte poilue la fourre lentement dans sa poche gousset.

Cet homme savait y faire pour torturer. Il vous clouait d’un regard, comme les épingles d’un entomologiste. Il jouait du silence comme d’un poignard. Et Carsson était l’objet de toute l’attention de ce puissant homme.

Il n’avait pas détesté son père, il l’avait haï de toutes ses forces. Chaque instant de sa vie n’avait été que détestation et scénari de vengeance. Chaque minute, depuis sa petite enfance, il n’avait songé qu’à cela mais la mort l’avait doublé et anéanti ses machiavéliques projets.

Carsson s’installa au bureau de son père. Le siège au cuir craquelé qui n’avait connu qu’un seul maître l’accueilli avec le naturel d’un ami de longue date. Il posa la clé au mileu du plateau de verre. Le tintement  du verre et de l’acier lui paru indécent. Tout, en fait, lui paraissait indécent. Être là, assis, sans la badine qui siffle, sans la peur, la honte et la rage grondant en secret.

Une si petite chose, légèrement écaillée, quels secrets allait-elle révéler ?

Lentement, avec un reste d’appréhension incontrôlable, Carsson porta la clé à ses lèvres et pleura.

Le cauchemar était fini.

 


 

Et maintenant… voyez mon premier essai. Une cata !!

 

Des cris aigus percèrent quand l’eau glacé les frappa. Un improbable mouvement de recul collectif s’opéra, chacun tentant de récupérer son bras ou sa jambe pour mieux ramper vers le fond de la cellule. Comme un gros insecte shooté, à force de râlements, le groupe progressa, un peu. L’eau glaçée atteignit l’animal. Puis le jet s’arrêta brusquement.

  • Ôte-toi de ma jambe !
  • Je fais ce que je peux !
  • Quelqu’un pourrait me dire ce qui se passe ?
  • Mais j’y peux rien !
  • Qui a pété bordel !?
  • C’est trop dégeulasse !

Tant bien que mal l’animal se divisa en êtres humains dépenaillés, transis de froid, hagards.

Ils s’observaient, cherchant un détail un indice. Escape game ? Rêve ? Delirium collectif ?

Comme un seul homme leur regard virevolta, qui en haut, en bas, qui à droite, qui à gauche. Sourcils froncés, bouches ouvertes d’étonnement, ils découvraient l’immense cage à lapin dans laquelle ils étaient fourrés. Des larmes roulèrent sur des joues salies. Des genoux se cassèrent sous le poids de la peur.  Ils étaient quinze, frigorifiés dans leur smokings et robes de princesses détrempés, dans une cage à barreaux de fer au milieu de ce qui semblait être… nulle part. Autour de la cage un vide, un rien abyssal, bref, aucune âme qui vive.

  • Qu’est-ce qui se passe ?
  • Je veux sortir, aidez-moiiiiiii !
  • Tais-toi Pénélope…
  • Ta gueule Pénélope !
  • Lui parle pas comme ça toi !
  • Mais arrêtez, il f….

« Mes cher amis. Ne perdez pas de temps inutiles. Vous êtes inquiets. Vous avez froid. Pourtant je vous suggère de gardez… votre sang-froid ! Vous me connaissez même si vous m’avez oubliez. Moi je ne vous ai pas oublié c’est pourquoi… je vous ai préparez cette surprise. Attention toutefois, la surprise est chronométrée. La clé qui vous permettra d’échapper à toutes les attentions que je vous ai préparé est là. Quelque part. Avec vous. Voilà, c’est dit. Le plus important maintenant : vous avez quinze minutes, neuf cents secondes pour la trouver, l’insérer dans la serrure et vous libérer. NON ! Vous ne commencerez à la chercher qu’après le décompte… »

  • Va chier connard ! Allez on cher…

Un puissant jet d’eau glacée fit taire celle qui ne voulait pas attendre. Puis les bras massifs d’un quaterback, ou tout comme, l’immobilisèrent tandis qu’une jeune femme aux yeux dégoulinants de mascara lui enfourna un mouchoir dans la bouche.

« Je vois que certains comprennent plus vite que d’autres. Je suis cependant fâché. Pas très fâché mais suffisamment pour ne pas marquer le coup. Ainsi, à cause de cette perruche sans cervelle, ce n’est pas de quinze minutes dont vous disposerez, non, non, non. Ce n’est plus que de dix ! Je compte jusqu’à trois et à trois seulement vous pourrez jouer les Indiana Jones. Alors, êtes-vous prêts ?… Bien. Attention, à la une. À la deux. À la trois ! »

Les quinze malheureux prisonniers se mirent à s’agiter pour trouver cette malheurese clé qui les sauverait. Avec frénésie tous farfouillaient, tâtaient, scrutaient chaque inche de gadoue gluante dans laquelle ils pataugeaient. Ils se piétinaient, s’enjambaient laissant fuser quelques râles, quelques grognements.

  • Quelqu’un a une montre ?
  • ….
  • On s’en fout, tais-toi et cherche.
  • Je l’ai, je crois que je l’ai.
  • On s’en fout ! C’est la clé qu’il faut trouver ! On s’en carre de ta montre.
  • Vos gueules ! j’ai dit que j’ai la clé

Un silence chargé de stupéfaction électrisa l’air.

  • Génial !
  • Youuuuuu !
  • On va pouvoir se tirer !
  • Attendez, attendez, moi aussi j’ai la clé !
  • Arrête tes conneries ! Il ne peut pas y en avoir deux !
  • Ah ouais ? Un malade nous enferme et tu penses pas qu’il pourrait nous jouer un sal coup comme celui-là ?

Le silence se chargea à nouveau de stupéfaction. Les treizes autres prisonniers tâtèrent leurs vêtement. L’un après l’autre, ils exibèrent une clé. Quinze clés en tout, et toutes aussi différentes que le jour de la nuit, l’enfer du paradis, le sel du sucre.

  • Mais comment on va faire ? geigna la Pénélope d’une voix aigue.
  • Ben, ben…
  • Ben on va toutes les essayer, c’est tout !
  • Allez, go, on les essaye !
  • Moi d’abord !
  • Non, à la queue leuleu pour pas perdre de temps.
  • Ouais, bonne idée !

Comme un seul homme, les prisonniers se mirent en file indienne. L’insuccès pénétrait chacune des âmes transis de peur autant que de froid lorsque la voix retentit.

«  Vous n’avez plus que soixante-quinze secondes mes très chers. Plus que soixante-quinze secondes. »

La file tressaillit.

  • À ton tour, dépêche-toi !
  • Oui, oui….

La clé lui échappa des mains.

Blablabla. comment l’autrice peut s’en sortir après s’être autant écartée de la photo ? 🙁

 

Semaine prochaine Défi 2 : à l’honneur le mot  »Moustique »