A partir de la photo suivante, faire une description. Facile ! Au final…. ai-je bien respecté la consigne ou m’en suis-je trop éloigné ? A vous de voir.

La photo 

 


Ci-dessous, ma so-called description réalisé en une trentaine de minute :

 

Jonas n’arrivait pas à se réchauffer. La cabine exigüe de ce voilier qui en avait vu d’autres laissait passer une bise glaçante.

Maintenant qu’il avait vidé le thermos de café et celui du thé, Jonas se dit qu’il n’avait plus qu’à bouger. Comme un grabataire, il rejoignit le capitaine.

L’humidité s’insinua tel un uppercut, sa barbe, qu’il gardait fourni pour masquer ces marques du temps qui le complexait plus qu’il n’était prêt à l’avouer, se recroquevilla comme des cheveux brûlés par un fer.

Mais l’humidité n’était rien. Elles étaient là, devant eux, au milieu de l’océan du nord. Fières, élevant leurs pics de roches et de neige vers le ciel, comme des antennes vers les dieux vikings : les 3 Sœurs Givrées. Jonas n’en revenait pas de les avoir, enfin, à portée de mains.

D’un coup d’œil, Jonas apprécia leur disposition triangulaire ; les deux premières îles, les grandes soeurs protégeant, comme des gardes du corps, la benjamine, là, en arrière-plan.

Toutes trois étaient faites de roches grises et de neige. Une neige éternelle, qu’aucun homme encore vivant n’avait foulé.

Le mois de février n’était pas la meilleure période pour s’aventurer si loin dans les eaux glacées du nord de l’Islande, mais Jonas n’avait plus beaucoup de temps, plus assez de temps. S’il voulait vivre, aussi éternellement que la neige des 3 Sœurs Givrées, il lui fallait trouver le trésor des sirènes.  Caché dans l’une des îles, ce trésor, que Jonas avait mis tant d’années à débusquer, assurait prospérité, bienfaits et une longévité quasi éternelle.

Une longue plainte aigue s’éleva. « Le vent cri sa douleur » aurait lâché Onika, regard en biais, l’or de rien. Sa grand-mère navajo savait lire les éléments et les présages comme personne. Qu’aurait-elle lu ici ?

« Ça m’a pas bien l’air d’être un mot de bienvenu ça, hein, patron ? »

Jonas regarda le capitaine. Puis fixa les îles.

 

Le soir tombait. Les pics enneigés des 3 Sœurs Givrés s’assombrissaient. Le vent criait toujours.