A partir du mot « Briquet », et de cette photo, faire une description.

 

Camille se passe le briquet d’une main à l’autre. Pensive, elle le soupèse, éprouve le poids inattendu de cet objet tenant tout juste dans une paume. Elle ressent la sensation fraîche du métal et s’interroge. Combien, avant elle, l’ont tenu ainsi ? Combien, avant elle, l’ont possédé… ou se sont fait posséder ?

Au fur et à mesure des passes, le métal se réchauffe, et c’est plutôt agréable.

Après l’avoir emprisonné dans une main, Camille l’observe avec attention. Briquet, petit briquet, jauni par les décennies, m’honoreras-tu de tes bienfaits ?

De la pulpe de l’index elle suit les rainures lissées et noircies de la gravure dont elle sait par cœur le motif.

Elle veut y croire, elle veut se persuader que c’est un briquet, rien d’autre qu’un objet banal, insignifiant et qu’il n’a rien des vertus de la lampe d’Aladin. Elle l’enserre dans ses paumes. Les ouvre brusquement. Tu n’es rien d’autre que cela, un briquet. Joli, ancien. Mais rien d’autre.

Soudain le métal chauffe, rien d’insupportable, mais cette chaleur n’a rien à voir avec celle de ses mains. C’est pas vrai ! Et lorsque la gravure prend une teinte irisée, luminescente, Camille sait qu’elle tient là son avenir, son destin entre les mains.

 

Semaine prochaine Défi 5 : à l’honneur le mot « Pardessus »