Toujours j’ai cette chanson qui me serine les occasions ratées, les chemins inexplorés, qui me montre ce que je n’ai pas fait, pas vu, pas pris, pas su faire, pas su voir, pas su prendre.

Je suis là, vieillissante dans ma peau de chagrin, auréolée d’envies rêvées, de rêveries inachevées.

Je suis là, à cheval entre deux mondes, descendue du socle du quotidien, probablement inapte à ouvrir la brèche de cette nouvelle voie. L’occasion pourtant m’appelle, elle est belle, si belle avec ces odeurs d’épices de passion et d’interdits, si belle d’expériences inédites, de voies inconnues.

Je frémis encore, j’ouvre mon esprit, mon cœur, mes chakras et tout ce que je peux à cette pétillance dorée que je vois poindre à travers la brèche.

Je suis là. Prête. Quand la chanson, en sourdine, rappelle que c’est le moment, le moment où, que c’est l’échéance du possible ou du renoncement comme disent les textes écris par d’autres que moi.

Je suis là. Suintant le doute, la peur. Je suis là. Et à coups de talons enthousiastes j’élargis la brèche et je m’engage hors des sentiers battus.